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Maison Cooke - 708-710 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine

Sise aux 708 et 710 du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, la maison Cooke, a été érigée vers 1874, soit un an avant la fondation de la municipalité du village d’Outremont. Conservée dans son état quasi-originel, elle serait la cinquième des plus anciennes demeures existant encore à Outremont. George Edward Cooke (1830 – 1900), son propriétaire, l’a vendue l’année suivante par acte de vente passé devant le notaire Hugh Brodie. Peut-être regretta-t-il son geste, car trois ans plus tard, Cooke racheta ladite propriété dont il fit deux cottages jumelés. En 1880, il cède le premier à son fils aîné alors que son second fils obtient l’autre, quatre ans plus tard. Les années 1880 ont été particulièrement marquantes pour Cooke qui a été maire d’Outremont à trois reprises: 1880-1980, 1882-1885 et 1887-1888.

La maison Cooke est de style néo-gothique romantique. Il s’agit de la seule du genre dans l’arrondissement. Elle se distingue par son revêtement de briques, ses trois articulations en pignon en façade et la pente vive de sa toiture. Il s’en est fallu de peu pour que cette maison qui fait l’orgueil du chemin de la Côte-Sainte-Catherine ne tombe sous le pic des démolisseurs.

Il faut se rappeler qu’au début des années 1970, un ambitieux entrepreneur, Raoul Blouin, avait entrepris de démolir un douzaine de maisons anciennes sur l’avenue Vincent-D’Indy, jusqu’alors appelée le chemin Bellingham, pour les remplacer par d’énormes immeubles d’habitation de plus de cent appartements chacun, soit Le Mozart au numéro 5 et Le Chopin au numéro 25, selon les plans de l’architecte Charles Grenier.

Poursuivant sur sa lancée, l’entrepreneur a voulu en construire un autre sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine au coin sud-ouest de l’avenue Vincent-D’Indy, ce qui aurait entraîné la démolition de la maison Cooke. Il a fallu l’intervention acharnée du conseiller municipal Ludger Beauregard qui, le 7 août 1989, a fait adopter par le conseil municipal d’Outremont, alors présidé par le maire Jérôme Choquette, un règlement déclarant la maison Cooke « Monument historique » au sens de la Loi sur les biens culturels. Ce règlement fut invalidé par la Cour supérieure. Ne reculant devant rien, Ludger Beauregard a convaincu la Ville d’Outremont d’en appeler de la décision. Les années passèrent et, de guerre lasse, l’entrepreneur a finalement renoncé à son projet.

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